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Collection MILIEUX

Daniel PARROCHIA Mathématiques & existence
Ordres fragments, empiètements
Préface de François Dagognet

Les mathématiques peuvent-elles s’appliquer avec succès en philosophie et dans les sciences humaines? Sont-elles, au contraire, réservées au physicien? Ce texte suggère que la véritable puissance de la discipline est à chercher dans son pouvoir d’exprimer la cohérence du monde, grâce à des modèles qui résument les situations et en expriment l’essence. En ce sens, les mathématiques intéressent le philosophe, comme outil systématique. Le mathématicien trouvera quant à lui réunies ici un ensemble d’informations inédites sur l’origine philosophique des structures qu’il utilise quotidiennement.

un volume 15,8 x 21 de 256 pages,
ISBN 2.87673.125.8, 1991, 23,5 euros

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Météores:
essai sur le ciel et la cité

Autrefois les nuages craquaient comme des sacs (Anaximandre). On poétisait sur le soleil (Héraclite), on moralisait les vents et les courants (Épicure, Sénèque). On confondait tout: comètes, étoiles filantes, tremblements de terre… Et les météores étaient en nous, autant qu'hors de nous. Mais — triomphe du mécanisme – on découvrit bientôt la fabrique de l'arc-en-ciel (Descartes), l'équilibre des pressions (Torricelli, Pascal), la pompe à vide, et avec eux les instruments classiques (baromètre, thermomètre, hygromètre, anémomètre…). Alors on classe, on tabule, on multiplie les relevés (Borda, Lavoisier). Encore un peu et l'on préviendra les tempêtes (Le Verrier), on pourra choisir les traversées (Maury). Et voici les premières théories de la circulation de l'atmosphère, l'explication des cyclones et des anticyclones. La Terre, de l'équateur aux pôles : immense machine thermodynamique. Enfin viendra l'informatique et ses programmes, la prévision mais aussi ses limites, l'"effet papillon" (Lorentz). Éternuez, dix mille morts. Vous êtes pris d'un léger doute? D'un vertige? Ce livre, qui retrace une histoire millénaire et riche en images (de l'âme du monde à l'hypothèse Gaïa), montre que la météorologie, merveilleuse interdiscipline, devrait concerner tout le monde: le spécialiste des sciences humaines comme l'homme politique, le familier du ciel comme l'ami de la cité.

un volume 15,8 x 21 de 256 pages, 6 illustrations,
ISBN 2.87673.238.6, 1997, 23,5 euros

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L'homme volant:
Philosophie de l'aéronautique et des techniques de navigation

L'aviation a un siècle, et le moins qu’on puisse dire est que la commémoration de l'événement s'est accompagnée jusqu'ici d'une certaine discrétion.
Le philosophe, éternel «rampant», est notamment resté muet.
Voler dans les airs, pourtant, n'est-ce pas l'une des victoires humaines les plus étonnantes?
Or pas un mot, pas un, pour célébrer l'inventeur des gouvernes, celui des aérofreins, le concepteur des tuyères thermopropulsives ou l'homme qui, le premier, franchit Mach 1.
Silence, également, sur les mystères de la navigation, l'organisation du trafic aérien, l'espace électromagnétique qui, pour notre plus grande sécurité, s'est progressivement superposé à l'espace réel. De ces réseaux de balises, de radiophares, de satellites, dont nous dépendons maintenant plus que jamais et qui préfigurent – harmonie post-établie – l'espace informationnel que nous habiterons demain, ne fallait-il pas, au moins, dire quelques mots?
C'est pour échapper au mutisme antitechnologique, autant qu'à l'aveuglement phobique qui l'accompagne, que nous avons écrit.
Délaissant le vol rêvé et les images de l'air, nous avons voulu entrer dans le monde réel de l'aéronautique, ses matières et ses moteurs, décrire la navigation, le pilotage, et jusqu'à la conception des avions modernes.
Nous prétendons tirer de là une philosophie de la technique. Et même, si possible, une philosophie tout court. Car la philosophie – la vraie – ne tombe pas du ciel. Elle ne résulte pas de l’inspiration shamanique de quelque supposé génie historico-mondial. Elle ne se déclame pas au café du commerce ou sur les médias, à grands renforts d'effets de manche. Elle se construit patiemment, au contact des mathématiques, des sciences de la nature et des techniques de l’ingénieur.

un volume 15,8 x 21 de 328 pages, 6 illustrations,
ISBN 2.87673.367.6, 2003, 24 euros

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Philosophie et musique contemporaine
ou le nouvel esprit musical

La musique, en tout cas la classique – nous ne le cachons pas –, est morte. Tout comme l’art – en tout cas l’art classique – est mort. Mais il y a plusieurs manières de mourir pour l’art – et donc pour la musique. L’une est de se voir progressivement substituer son propre négatif autodérisoire, dont la fonction (ludico-critique) est alors d’exhiber ce que nous ne voulons ni voir ni entendre. L’autre est de mourir à la mode hégélienne, celle qui consiste à se conserver tout en se dépassant, c’est-à-dire à se «sublimer».
Toutefois, une exception se fait jour. À côté des dérélictions faciles et de la sublimation diffuse et partout répandue qui fait de l’art d’aujourd’hui un «art à l’état gazeux», il est encore permis de trouver dans la musique, si l’on peut ainsi s’exprimer, un noyau solide : les œuvres majeures du xxe siècle – celles qui relèvent du «nouvel esprit musical» – pointent en direction d’une théorie axiomatique des espaces sonores, dont les chercheurs explorent des modèles possibles. L’existence de cette musique «nouménale» nous a semblé pouvoir inspirer une nouvelle philosophie.
Car, si l’art (classique) est mort, la philosophie (traditionnelle) ne peut pas vivre encore bien longtemps, sinon de cette vie de mort-vivant qui est celle de l’art (classique). Nous lui avons cherché un avenir plus heureux, qui la fît échapper à la pétrification muséale comme à la dégénérescence communicationnelle.
Mais dans une époque où, pour parler le langage du xixe siècle, la participation de l’activité de l’individu à l’«œuvre totale de l’esprit» s’est désormais réduite à rien ou presque, nous ne pouvons guère nous bercer d’illusions. La philosophie, aujourd’hui délocalisée (à l’image des entreprises multinationales et des produits esthétisés qu’elles fabriquent), est probablement déjà, elle aussi, à l’état gazeux. Nous avons tenté, très modestement, de refroidir si peu que ce soit cette transparente vapeur, d’amorcer, si possible, une légère recondensation.

un volume 15,8 x 21 de 304 pages
ISBN 978-2-87673-449-4, 2006, 25 euros

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La forme des crises:
logique et épistémologie

Malgré l’accroissement massif de nos connaissances, y compris dans les domaines de la sécurité et de la fiabilité des systèmes, nous continuons de vivre aujourd’hui dans un monde changeant, qui connaît le risque, la menace et l’aléa – l’intensification des communications, mais aussi celle du «bruit».
Au surplus, la complexité des sociétés technologiques avancées, le phénomène économique de la dernière «mondialisation», la situation internationale issue de la fin de la guerre froide et ses nombreux effets «pervers» (décomposition des blocs, multiplication des États, guerres périphériques…) nous amènent à devoir affronter désormais de façon assez régulière le surgissement de l’irrégulier, autrement dit, le phénomène des crises.
Cet ouvrage, qui en analyse différentes formes (mutations métaphysiques, crises psychologiques, sociales, économiques, stratégiques, défaillances technologiques ou ruptures scientifiques), essaie aussi d’en construire des modèles, à la fois qualitatifs et quantitatifs.
Il tente de relever ce nouveau défi posé à la rationalité, et qui la pousse à ses limites, sinon au paradoxe: repérer des «signaux faibles», prévoir l’imprévisible, gérer l’ingérable, maîtriser le chaos: en bref, construire – si c’est possible – une véritable «logique des crises».

Daniel Parrochia est professeur de logique et de philosophie des sciences à l’Université Jean-Moulin-Lyon-III.

Un volume 15,8 x 21 de 352 pages,
ISBN 978.2.87673.485.2, 29 euros

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Inventer le masculin

Contrairement aux apparence, le présent livre ne relève pas de ce qu’on appelle outre-Atlantique les « gender studies », ou études de genre. Le problème du masculin comme celui de la différence sexuelle y est posé et traité philosophiquement, comme un problème métaphysique à part entière, non comme une question engageant seulement les sciences humaines (sociologie, linguistique, etc.) ou les rapports du biologique au cognitif.
C’est sur un plan spéculatif, encore plus qu’historique, que la question est abordée ici et qu’on montre comment naît et meurt le modèle standard (patriarcal, hétérosexuel...), comment néanmoins on peut s’élever de la biologie à la culture, sans que cette dernière se décalque forcément sur la première, comment, enfin, au-delà des lois de l’économie et de l’insistance d’un lourd invariant structural (les fonctions masculines traditionnelles au sein des sociétés indo-européennes), pourrait s’envisager une libération du masculin et une nouvelle métaphysique du couple – une autre masculinité.

Un volume 15,8 x 21 de 288 pages,
ISBN 978.2.87673.615.3, 2013, 26 euros


Daniel Parrochia est professeur de logique et de philosophie des sciences à l’Université Jean-Moulin-Lyon-III.

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Éditions Champ Vallon
F 01420 Seyssel
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